Archive for janvier, 2012

Le stress au travail est un phénomène de plus en plus étudié. Il peut avoir des conséquences néfastes sur la santé des employés.
Voici quelques chiffres provenant d’une enquête réalisée par Kelly Services en octobre 2005, se basant sur 19 000 personnes européennes : 28 % des Français considèrent que le travail est trop stressant ; le niveau de stress augmente de façon significative avec l’âge allant de 22 % pour les 15-24 ans à 33 % pour les plus de 45 ans ; les travailleurs les plus soumis au stress travaillent dans la vente/service à la clientèle (36 %), le management (33 %), l’ingénierie/production (29 %), ressources humaines (28 %), administration (27 %) et comptabilité (22 %).

On constate une corrélation entre le stress et la satisfaction au travail. Parmi les salariés qui estiment subir trop de stress, seuls 53 % se disent heureux au travail. En revanche, pour les salariés qui disent se sentir moins stressés, le taux de satisfaction au travail est de 76 %.



Face à des situations de stress, chaque individu opte pour des stratégies émotionnelles et physiques dans le but de protéger son équilibre intérieur.
Le stress apparait lorsque l’équilibre est rompu.
La gestion du stress, grâce à l’utilisation de méthodes et/ou d’outils, apprend à résister et vaincre ce stress. Cet apprentissage permet de diminuer la pression, de se dynamiser et se revitaliser.

Différents outils permettent d’apprivoiser le stress pour :

  • Améliorer le relationnel sur le lieu de travail,
  • Redynamiser vos équipes,
  • Réactiver la motivation.
Nos solutions pour mieux gérer le stress :
  • Audit et conseils à la gestion du stress,
  • Ateliers d’arts énergétiques asiatiques : Do-In, Qi-Gong, Taï-Chi et Yoga,
  • Sophrologie et psychologie comportementale,
  • Massage assis et relaxation énergétique.

 



Le modèle théorique du stress au travail le plus répandu est celui de Karasek, chercheur américain. Il se base sur une étude qu’il a réalisée sur 4995 personnes (R. Karasek, « occupational distribution of psychological demands and decision latitude », International journal of Health Services, 1989). Il a étudié le stress professionnel à partir de deux axes : la demande (ou contrainte professionnelle ou charge de travail) et la possibilité de contrôle de l’individu (ou latitude de décision ou marge de manoeuvre) sur son travail.

Il émet l’hypothèse que le stress survient dans des situations de travail associant des exigences professionnelles élevées (une forte charge de travail) et un faible contrôle sur celles-ci. Ce modèle permet de classer les métiers en fonction des deux caractéristiques proposées par Karasek. Nous avons quatre situations de travail possibles (présentées dans le tableau page suivante) :
• Travail contraignant : la charge de travail est importante et la marge de manœuvre est faible. C’est le cas des serveurs de restaurant, des standardistes, des ouvriers travaillant à la chaine.
• Travail peu contraignant : la charge de travail est faible et la marge de manœuvre est importante. C’est le cas des chercheurs par exemple.
• Travail actif : la charge de travail et la marge de manœuvre sont importantes. Cela concerne les médecins, les dirigeants d’entreprise ou encore les agriculteurs.
• Travail passif : la charge de travail et la marge de manœuvre sont faibles. C’est le cas des gardiens de nuit par exemple.

La situation de travail la plus favorable en termes de stress, est celle qui combine un contrôle élevé (ou marge de manœuvre) et des demandes de travail basses. La situation la plus contraignante associe des demandes de travail élevées et un contrôle faible.



Devant les différentes réactions d’individus face à un meme événement ou situation, il convient de s’intéresser aux variations individuelles.

Selon le profil de la personnalité de l’individu, l’impact du stress peut se manifester de différentes façons. On distingue trois types de personnalité :

Le profil de type A est organisé autour de l’impatience, de l’affirmation de soi, d’une rapidité de paroles et de gestes, d’une ambition dans le travail et de l’engagement dans une lutte permanente avec un souci de productivité. Ce sont des personnes qui luttent constamment contre le temps (plusieurs activités en meme temps), mais aussi contre les autres (esprit de compétition), et qui présentent des états émotionnels hostiles fréquents en société (agressivité et colère).

La personnalité de type B est un profil plus adapté et équilibré, sous-tendu par un rapport plus décontracté au temps et aux autres, et une bien moindre tension physique. La personne peut se relaxer sans culpabiliser. Ces individus ont une bonne adaptation sociale. Ce comportement serait protecteur et garant de bonne santé.

Le type C regroupe les traits caractéristiques suivants : soumission, esprit de conciliation, répression de l’hostilité, effacement des besoins personnels, et vulnérabilité dépressive. Ce profil est appelé aussi « répresseur », dû à la répression des émotions de l’individu. Le type C est l’opposé du type A.

Selon le type de personnalité des individus, on constate des manifestations pathologiques distinctes.