


Archive for the 'gestion du stress en entreprise' Category
. la surcharge de travail
. des délais de plus en plus courts
. l’incertitude sur l’avenir des entreprises
. le durcissement de la compétition internationale
. le mode de management
. la crainte du chômage
. les exigences accrues des actionnaires
. la crainte d’être dépassé par les évolutions de l’environnement professionnel
Les effets négatifs du stress dans l’entreprise
. des rapports plus conflictuels et irritabilité générale
. la démotivation des salariés
. une moindre qualité
. moins d’esprit d’équipe
. la désorganisation
. l’absentéisme
Les symptômes du stress dans l’entreprise
. une irritabilité supérieure à la normale
. une grande difficulté à concilier vie personnelle et travail
. une difficulté à hiérarchiser les priorités
. une difficulté à se concentrer
. un sentiment de panique ou de crainte par rapport au travail
Les mesures souhaitées par les dirigeants
. Mieux déléguer les responsabilités
. Accroître les effectifs
. Préserver des espaces de convivialité dans l’entreprise
. Donner la possibilité aux salariés d’apprendre à gérer leur stress
. Améliorer la convivialité interne
Conclusion
Gérer son stress, c’est s’accorder une plus grande liberté. Liberté de penser différemment par rapport à ses schémas habituels. Liberté d’agir au lieu de subir cette liberté ne nous est pas donnée, elle s’acquiert progressivement. On peut alors pleinement en profiter.
L’exemple du monde de l’entreprise permet de déceler plusieurs profils de « stressés ».
Le surbooké
Ses semaines de 50 heures sont jalonnées de réunions improductives. A midi, il avale un sandwich, le portable collé à l’oreille. Il finit à la maison ce qu’il n’a pas pu terminer au bureau. Ce bourreau de travail doit traiter les emails du patron, les humeurs des collègues, l’exaspération de la famille.
Le patron sous pression
Il connaît la pression : journées qui n’en finissent pas, réunions et sollicitations multiples, voyages d’affaires. Il a peu de répit, sauf pour un « coaching ». Il part en « road show » pour séduire les analystes financiers New-Yorkais, ces lointains actionnaires qui peuvent, demain, remettre en cause son pouvoir. Et pourtant, il adore l’hyperactivité. Rares sont ceux qui craquent. Plus nombreux sont ceux qui tombent malades dès qu’ils ralentissent…
Le Fusionné
Cadre supérieur, il se croyait informé sur les décisions stratégiques de sa société, mais il apprend à la une des journaux une restructuration de son entreprise. Il devient peu crédible pour son équipe. Son incertitude se développe, il ne connaît plus ses objectifs. S’il est parmi les « vaincus », il cherchera comment rester ou décrocher une bonne indemnité de départ. S’il est « vainqueur », il tentera d’asseoir définitivement son pouvoir sur les perdants.
Le Haut potentiel
Il a intégré les meilleures écoles et fréquenté les campus les plus distingués. Ce parcours sans faute conduit souvent au conseil, avant une entrée dans l’entreprise par la grande porte. Haut potentiel chouchouté, on lui confie rapidement des équipes ou des secteurs en développement. Très armé intellectuellement, il manque parfois de maturité pour supporter la pression, entre les espoirs du patron et la jalousie des collègues. Sa force est de pouvoir partir quand il le désire.
Le quinqua démobilisé
Il a vu défiler les présidents et les modes managériales. Il a connu l’entreprise pyramidale et ses petits chefs. Il s’est adapté au différent changement et au management anglo-saxon. Il a surinvesti dans l’entreprise pour découvrir, à la cinquantaine, qu’elle lui en était finalement bien peu reconnaissante. Il est évalué, non sur ses années de bons et loyaux services, mais sur son dernier projet. Démobilisé, placardisé, il rumine son amertume. Son stress, est l’une des pires qui soient. Le stress devient minant et dangereux.
L’Audit :
ils’agit de mesurer ce qui peut être observé par tous et qui constitue l’ensemble des pressions auxquelles sont soumis les salariés. Ces pressions peuvent être physiques (bruit, chaleur) ou psychologiques (mode de gratification) ou encore relationnelles (type de management). On étudie les représentations des salariés. Les conséquences pour les individus sont évaluées sur le plan de la santé (physique ou mentale) et sur le plan des comportements (repli, démotivation, résistance au changement).
Construire un plan d’action
Les bonnes intentions ne suffisent pas. L’apprentissage de la gestion du stress nécessite une démarche systématique et rigoureuse. Il faut se concentrer sur les causes réelles du stress pour y apporter des solutions efficaces. Il s’agit donc de construire de nouveaux plans d’action et pour cela il faut suivre une méthode rigoureuse.
La dimension cognitive du stress – Rationaliser ses pensées
Pour apprendre à restructurer ses pensées, nous proposons une démarche en 3 phases :
. identification des pensées irrationnelles : cela peut se faire par écrit
. analyse de ces pensées puis mise en place de solutions réalistes : cerner le côté irrationnel des pensées
. passer de la pensée irrationnelle à la réalité : développer une perception la plus factuelle possible de la situation
Le stress lié au temps
Pour nous tous, le manque de temps est la première cause de stress, pourtant ce stresseur conserve une image positive car il est un « signe extérieur d’activité ». Ce paradoxe explique toute la difficulté de lutter contre les stresseurs liés au temps.
En fait, on risque de se laisser déborder. Le manque de temps prend généralement l’une des trois formes suivantes :
. une pression du temps : il est nécessaire de se préserver des moments de réflexion
. trop de chose à faire : cette attitude ne permet pas toujours d’approfondir une tâche précise
. trop d’interruptions : vient nuire à la concentration
Les stress relationnels
Ces stress, liés à des problèmes relationnels, correspondent à des difficultés de communication et à une personnalisation des désaccords.
Le manque de contrôle
On parle de manque de contrôle externe lorsqu’on trouve les contraintes d’une situation anormales ou insupportables. Il s’agit alors de différencier ce sur quoi on peut agir et ce sur quoi on ne peut pas agir.
On parle de manque de contrôle interne lorsqu’on ne se trouve pas à la hauteur devant une situation. Il est essentiel d’accepter de ne pas être parfait, et de ne pas se focaliser sur ses points faibles, mais de s’appuyer sur ses points forts.
Il existe plusieurs échelles d’évaluation :
L’échelle d’évaluation de Max HAMILTON prend en compte 13 items significatifs permettant de diagnostiquer le stress :
- l’humeur anxieuse
- les tensions
- les peurs et phobies
- l’insomnie
- les fonctions intellectuelles cognitives
- l’humeur dépressive
- les symptômes musculaires
- les symptômes sensoriels
- les symptômes cardio-vasculaires
- les symptômes respiratoires
- les symptômes gastro-intestinaux
- les symptômes génitaux-urinaires
- les symptômes du système nerveux autonome
L’échelle de stress de Patrick LEGERON
L’échelle de HOLMES & RAHE
Les outils : Que faire ?
Gérer son stress peut se faire tout seul, en s’efforçant de comprendre les causes et les conséquences du stress. Si cela ne marche pas, il faut trouver une aide extérieure. D’abord un ami ou son conjoint, puis en dernier recours, un professionnel. Les médicaments ne sont indiqués que lorsqu’on est face à certains troubles anxieux ou dépressifs. En ce qui concerne la relaxation, les méthodes utilisées sont, le « training Autogène de SCHULTZ, « la relaxation progressive » de JACOBSON, « la relaxation sophrologique » de CAYCEDO.
L’approche globale
. affirmation de soi adaptée
. une personnalité optimisée
. une communication plus efficace
. une vie relationnelle plus épanouie
. une gestion des émotions
. une gestion du stress
Le stress professionnel : Quand se préoccuper sérieusement de son stress ?
Les modifications du comportement ou des symptômes physiologiques sont les premiers révélateurs d’un stress. Les indicateurs les plus stables sont les comportements des salariés. Il s’agit par exemple de l’insomnie, d’une irritabilité excessive, de douleurs, ou d’une impression que tout l’environnement est menaçant. Ces signaux se manifestent par une altération des capacités relationnelles, du rythme veille-sommeil et des capacités intellectuelles.
On observe des comportements dominés par :
De la précipitation : le salarié gère mal son temps, travaille dans l’urgence. Il éprouve le sentiment d’être débordé par la multitude des tâches. Il recherche la rapidité d’exécution mais ne trouve que la précipitation. Cette dernière réduit l’efficacité. Pour casser cette spirale infernale, il est nécessaire d’apprendre à hiérarchiser les tâches et à différencier ce qui est important de ce qui est urgent.
De l’agressivité : A force de courir, on fait preuve d’impatience vis-à-vis des autres. On devient irritable. Cette agressivité n’est pas toujours bien gérée : retenue, elle s’exprime indirectement par une attitude non-verbale et régressive. Extériorisée, elle se transforme en colères retentissantes.
De l’isolement qui peut prendre des formes différentes :
- absentéisme
- congés-maladie
- retards
- démissions
- découragement
- démotivation
- erreurs d’inattention
- baisse de la productivité
- voire alcoolisme
C’est à ce stade que l’audit de stress trouve tout son intérêt car il permet de mettre en évidence les facteurs de stress, leurs conséquences comportementales et leurs répercussions pour la santé des salariés.
On constate :
Des conséquences personnelles :
Le stress se manifeste par des symptômes qui peuvent être considérés comme stimulants ou synonymes de désagréments. Un stress mal géré contribue donc à dégrader la qualité de la vie.
Des conséquences médicales :
L’importance des changements auxquels sont soumis un groupe d’individus est corrélée avec un risque plus élevé de maladie. Le stress est l’un des facteurs qui joue un rôle dans le déclenchement et la durée des maladies qu’elles soient somatiques ou psychiques.
Des conséquences pour les entreprises :
Les tensions créées au sein du personnel contribuent à une moindre efficacité. Cette baisse de l’efficacité se traduit par des conflits inter-personnels, une participation moindre ou une démotivation. Tout le monde est d’accord pour considérer que le potentiel humain d’une entreprise est ce qui fait sa performance et que le stress constitue un frein à cette performance.
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Il n’existe pas de portrait robot du stressé, mais certains comportements favorisent le stress.
On observe :
Les comportements de type A avec lieu de contrôle externe : les personnes vivent dans l’urgence, sont animées d’un esprit de compétition affirmé, sont agressives avec leur entourage et s’impliquent très fortement dans leur travail.
Les comportements de type B avec lieu de contrôle interne : ces personnes sont plus prudentes, prévoyantes, peu agressives. Elles maîtrisent leurs faits et gestes afin de contrôler au maximum leur émotivité. Elles développent des troubles psychosomatiques plus importants sous l’effet du stress.
Une affaire d’introspection
Toutes les séquences qui engendrent le processus du stress est à rechercher en soi. Le stress trouve souvent son origine dans une mauvaise évaluation de la réalité. En effet, le stress provient souvent d’une distorsion cognitive qui est l’écart entre ce que l’on voit ou ce que l’on aimerait voir et ce qui est vraiment (la réalité).
Evolution :
Le stress évolue selon 3 phases :
Phase d’alarme : elle se caractérise par un certain nombre de symptômes physiques, lesquels alarment le sujet d’une anomalie de fonctionnement.
Phase de résistance : l’organisme mobilise toutes les défenses contre les agents stresseurs en employant une énergie considérable. La fatigue caractérise cette phase.
Phase d’épuisement : c’est le stade ultime du stress. Le sujet a dépassé ses propres limites de résistance. Il se sent incapable de lutter contre le stress.
Il est difficile de mesurer l’impact du stress car il n’est pas facile de le quantifier. Ce qui est sûr, c’est que de plus en plus de personnes se déclarent stressées.
Les causes :
On peut citer :
Un équilibre somatique défectueux
. temps de repos insuffisant
. soucis professionnels obsédants
. sommeil insuffisant
. manque d’exercices physiques
. erreurs alimentaires
. le tabac, l’alcool
. les facteurs constitutionnels
. utilisation de drogues pour « vouloir tenir le coup »
Des difficultés psychologiques :
. une affirmation de soi qui devient inadaptée
. des troubles émotionnels et relationnels qui freinent les processus d’adaptation
. difficultés de communication et de leadership plus intenses
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Le stress se produit chaque fois qu’un individu doit faire un effort pour s’adapter à son environnement. Le stress est donc d’abord un phénomène d’adaptation au changement. Le stress n’est pas un mal en soi. C’est un phénomène inévitable, favorisé par le monde moderne qui multiplie les changements d’environnement.
Les salariés et les responsables d’entreprise sont de plus en plus stressés par la précarité due au chômage et par certaines techniques modernes de management et de motivation.
Le stress est une réponse de l’organisme à toute sollicitation de son environnement. Cette réponse se traduit par un ensemble de modifications physiologiques, biologiques et psychologiques.
« Gérer le stress, c’est adopter un comportement qui permet de se réaliser dans une attitude de conciliation entre l’acceptation du milieu dans lequel nous nous trouvons et une lutte contre les stimulations qui nous agressent, tout en s’adaptant à l’évolution normale de notre milieu de vie »
Les stresseurs varient d’un individu à l’autre. A chacun de mieux se connaître et d’identifier ses principaux stresseurs. Il est un mythe moderne car il désigne le mal de travailler et de vivre dans nos sociétés occidentales. Il explique de nombreuses maladies et justifie le recours aux médicaments et autres substituts.
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Une situation extérieure, les stimulis internes, les réactions, ce qui se passe dans notre tête, les modifications physiologiques.
Il y a le stress physiologique en trois phases :
Alarme et mobilisation des ressources
Résistance de nature nerveuse On cherche des solutions
Epuisement qui est endocrinien
Le stress peut-être structurel (grand évènement par exemple, gain au loto c’est violent et ponctuel).
Le stress peut être cumulateur (toxique par accumulation).
Enfin le stress peut être un processus (nous le fabriquons, nous le générons, ce n’est pas un état).
Le stress est un virus de pensée nous sommes acteurs du stress, et nous pouvons agir pour modifier et faire en sorte qu’il soit pour nous positif.
Chacun à son propre stress, il est unique et chacun réagit à la fois physiologiquement et psychologiquement, et éventuellement somatiquement dans les effets.
A l’extrême cela peut devenir grave, le stress provoque la mise en place de pathologies qui complexifient les réactions d’adaptation : ulcères, colites, certains cancers, asthme, eczéma ou dépressions.
Un mal de l’esprit. La tension qui résulte de l’adaptation de l’organisme aux sollicitations extérieures prend également sa source dans les facteurs psychologiques.
Les réactions psychologiques sont organisées en trois séquences :
1) Perception. La perception individuelle de l’environnement est altérée par une prise d’informations partiales et subjectives. Cela peut être vécu comme surprotecteur, dangereux ou imprévisible. Par exemple : la guerre du golf, la personne va exagérer les conséquences.
2) Ressenti. (Personne ne m’aime) le ressenti émotionnel ou (comportement interne généré par l’interprétation très subjective de la situation) va toucher la structure profonde de la personnalité. Par exemple si une personne a des tendances anxieuses latentes, elle peut modifier son organisation psychique en amplifiant son anxiété et de ce fait, changer l’image qu’elle a d’elle-même.
3) Ca recommence : Le comportement externe qui découle de ce changement d’image peut alors s’orienter vers une inquiétude, une irritabilité, une nervosité, une peur, une inhibition. La personne se coupe en même temps, du monde extérieur.
« Le stress, c’est la vie » comme le dit le Dr BENSABAT dans l’ouvrage portant ce titre puisque nous vivons en permanence dans un environnement changeant et que notre corps est lui aussi en perpétuelle mouvance.
C’est comme la température 37° c’est le stress normal au-dessus il y a alerte et cela demande une adaptation à la situation ou à l’évènement.
Le stress existe depuis que le monde existe et sans lui, nous ne pourrions pas vivre. Les divers stimulis sont indispensables à la vie elle-même. Le stress est donc nécessaire, sans mouvements l’immobilité complète règnerait.
C’est pourquoi, constater :
. Qu’il y a du stress stimulant (le bon stress = l’eustress)
. Et du mauvais stress (le stress qui nous met à terre)
. Que l’idéal serait une question de dosage
Pourrait ne servir à rien si nous constatons que nous ne pouvons pas agir sur les facteurs stressants : environnement, bruit, transport, concurrence etc… Ce sont là des facteurs extérieurs, des stimulus déclencheurs.
Ce serait oublier que l’être humain n’est pas un simple objet de réaction, il est heureusement bien plus que ça : il peut modifier ses réactions, tout va dépendre de l’interprétation personnelles que donne le stressé au facteur stressant.
Une analyse dans l’échelle du temps permet de catégoriser trois types majeurs de demandes provoquant trois types de réponses :
. Une demande à réponse immédiate
. A réponse pouvant être différée
. A réponse diffuse dans le temps
La demande à réponse immédiate mobilise toute l’énergie et même plus pour sortir le plus rapidement possible d’un environnement hostile, par exemple en traversant une rue je suis surpris par une voiture qu’il me faut éviter très vite.
La demande à réponse pouvant être différée, par exemple, je suis étudiant et je prépare un examen d’entrée dans une école, je dois comprendre qu’il est inutile que je passe l’examen de nombreuses fois dans ma tête. Il vaut mieux que je conserve toute mon énergie le jour J.
La demande à réponse diffuse dans le temps, si je suis pessimiste pour l’avenir de la société, de l’humanité, de la vie en général, cette inquiétude suppose un grand nombre de réponses quotidiennes, parfois utopiques, souvent inadaptées, dans tous les cas décevantes. Cette question entraîne un sentiment de frustration, un constat d’échec et un mal être profond.
Il existe deux façons d’apprécier la demande : soit, on peut agir sur l’évènement, soit c’est impossible. Dans les deux scénarios, le déclencheur du processus est le même mais la réponse est différente. Lors de réponses différées, il existe toujours une possibilité d’action pour réguler le stress car de toute façon, l’importance de cet évènement futur est liée à l’imaginaire du sujet. Il lui est donc toujours possible d’apporter une réponse adaptée.
Concernant les réponses diffuses, les moyens d’actions demandent une investigation beaucoup plus approfondie pour connaître les causes essentielles de ce stress. Il s’agira là, de travailler sur les structures profondes de la personnalité.
Pour qu’un facteur stressant agisse, il lui faut trouver un terrain, c’est-à-dire à la fois un tempérament et un comportement qui l’interprète comme dangereux. C’est la façon de voir le facteur stressant qui le rend dangereux. Pour ressentir un stress, il faut qu’une boucle de stress soit réalisée. Une boucle de stress c’est l’ensemble de l’élément déclencheur, le facteur stressant, et du mode réactionnel, lié au comportement et au tempérament de chacun.
On appelle ce système « boucle » car le stress peut très rapidement devenir indépendant du facteur initial mais s’auto entretenir par un comportement et un tempérament spécifiques.
Le comportement : la façon dont une personne réagit en fonction de ses habitudes superficielles
Le tempérament : partie de la personnalité plus profonde liée à l’hérédité et conditionnée dès la naissance par l’éducation et l’environnement
Tout ce processus allant du facteur déclenchant (stimulation) à une réaction qui s’appelle « la boucle du stress ».
Une réaction physiologique et psychologique ne se déclenche que si le comportement et le tempérament de la personne l’y prédisposent.
Certains agents stressants feront réagir tout le monde sans distinction, d’autres, seulement certains d’entre eux en fonction de leur comportement et de leur tempérament.
Dans la vie professionnelle, la plupart du temps, les situations du stress n’aboutissent pas à une perception d’échec ou de réussite sur le moment. La réalité est beaucoup moins dichotomique. La secrétaire qui est arrivée à bout d’un surcroît de travail, le syndicaliste qui a soulevé un problème au comité d’établissement ou le banlieusard parisien qui a l’impression de s’épuiser dans les transports en commun. Ont-ils une impression d’échec ou de réussite ?
Ni l’un, ni l’autre, probablement. Si on reprend la théorie de LABORIT, on ne pourra donc savoir si c’est le SIA ou le SAA qui a été activé. En fait, LABORIT présente un modèle intermédiaire entre celui de SEYLE et ceux que nous utilisons aujourd’hui. Il prend en compte la dimension psychologique, mais en la limitant à l’un de ses nombreux aspects : perception de réussite ou d’échec.
J.W. MASON en particulier, a montré qu’en l’absence de menace psychologique la fatigue, la faim, ou des variations de température par exemple, engendrent des réponses physiologiques différentes selon les cas. Pour MASON, à chaque émotion correspond une sécrétion hormonale spécifique. Il soutient que lorsque la menace psychologique produite par le stresseur est absente, il n’y a pas de sécrétion corticoïdes comme dans le SGA. Cette position est reprise par Jean RIVOLIER, qui écrit : « l’agent de stress n’est rien, c’est la façon dont l’information est traitée qui compte ».
Paradoxalement, c’est en partant de ce point de vue que l’on peut vraiment aborder l’étude du stress qui désigne tout simplement l’interaction entre l’individu et son environnement.
Vaincre l’anxiété : c’est le mal de l’époque, il ronge la vie de millions de français, pour qui chaque décision, chaque confrontation est une épreuve douloureuse. Naît on anxieux ? Le devient-on à la suite d’un évènement traumatisant ? Doit-on accuser une société de plus en plus cruelle ? Quels moyens a-t-on aujourd’hui, chimiques, psychiatriques, « comportementaux », de combattre l’anxiété ?
L’anxiété serait un bon carburant pour la vie. Le problème, c’est quand elle prend trop de place, envahit, ronge le quotidien et rend malade. C’est aujourd’hui le cas de beaucoup de gens. L’anxiété est-elle en passe de devenir un fléau, en France comme dans tous les pays industrialisés ? C’est probable. Pas de chiffres solides, mais des estimations éparses. Entre 4% et 8 % d’entre nous auraient des troubles graves, et 15 % ne seraient pas bien. Des millions de gens, une personne sur cinq au total, présenteraient un jour ou l’autre un trouble anxieux de gravité non négligeable. Le niveau moyen d’anxiété a doublé en quarante ans, révélait en 2000 une enquête américaine ayant comparé deux groupes de jeunes des années 1950 et 1990. Le niveau atteint par le second groupe aurait été considéré comme relevant de la psychiatrie dans les années 50.
Introduction et généralités, spécificité du stress
Une des premières interprétations de ces agissements comportementaux causés par le stress a été donnée en 1868 par le physiologiste français Claude BERNARD (1813 – 1878). Il affirme que les réactions des individus, suite à une agression, n’ont qu’un but : maintenir la constance des conditions de vie dans le milieu intérieur du corps humain. Ensuite, le neurophysiologiste américain Walter CANNON (1871 – 1945) a qualifié cette recherche fondamentale d’équilibre par le mot homéostasie.
Puis, vers 1936, le médecin Hans SELEY (1907 – 1982) étudie ces phénomènes chez l’animal. Il observe les modifications d’un certain nombre d’organes vitaux (glandes surrénales, thymus, estomac) chez des cobayes ayant subi des situations stressantes.
A partir de ces observations, il s’aperçoit que les causes de stress peuvent être soit internes (l’imaginaire, la pensée d’un évènement futur) soit externes (un froid intense, par exemple). L’ensemble de ces causes peut alors être regroupé sous le terme d’agents agresseurs.
Et vint le mot stress vers les années 1940.
Hans SEYLE définit le stress comme étant « toute réponse de l’organisme consécutive à toute demande ou sollicitation exercées sur cet organisme » nommé le syndrome général d’adaptation (SGA).
Plus précisément encore, il s’agit de « la tension qui résulte de l’adaptation de l’organisme aux sollicitations internes ou externes »
Henri LABORIT a analysé le stress en s’appuyant sur la notion d’inhibition de l’action, à partir d’expériences sur les rats et a identifié sur le plan biologique, « le système activateur de l’action » (SAA) et « le système inhibiteur de l’action » (SIA).
En fait, LABORIT présente un modèle intermédiaire entre celui de SEYLE et ceux que nous utilisons aujourd’hui. Il prend en compte la dimension psychologique, mais en la limitant à l’un de ses nombreux aspects : perception de réussite ou d’échec.

